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Venise en fleurs



Dès notre arrivée
nous a été offert
à chacun.e
l'une des fleurs récoltées
par Ryoko SEKIGUCHI à Venise

A la sortie
ce sont encore des fleurs
qu'elle nous propose cette fois
de manger avec elle
pour

"partager les mêmes cellules
et aussi celles des vers"

ayant permis à l'arbre
de s'alimenter

Son amie et fournisseuse
agricultrice bio
lui a envoyé une belle
brassée de mimosas
à partager à la fin de la présentation
de son dernier livre

Venise, millefleurs
se saisit
de l'herbier d'une femme
ayant vécu au XIXème siècle

Elle se marre
l'autrice
en évoquant tous ces poncifs
plus ou moins romantiques
écrits sur la ville-femme Venise
par des écrivains béats

Elle a voulu proposer une
alternative
Son dialogue avec cette
femme à l'herbier
en est le fondement

[La "critique" dudit livre
sera pour un prochain épisode
puisque c'est actuellement
une Italienne que je lis
depuis le Japon
où je me trouve
Drôle de coïncidence
mon cher Watson]

Pour ce post
nous nous contenterons
de l'événement
à la Maison de la Poésie
où la plus japonaise
des écrivaines françaises
- ou inversement -
savait qu'elle serait invitée

Ah oui
elle ne manque pas d'humour
ni de délicatesse

Il a été beaucoup question
de mort ce soir-là
mais sans tristesse

Les livres les herbiers les photos
nous permettent de poursuivre
des dialogues
car

"c'est un leurre de penser
que la rencontre est limitée
dans le temps"

et

"les femmes sur ces photos
[internées sur une île NDLR]
nos regards se croisent"

Il serait inexact
de dire que j'ai hâte
de lire ce livre
et ce pour une raison simple
je sais qu'il me plaira
qu'il me touchera
et je sais aussi à l'avance
que je n'aurai pas envie
de le laisser de le finir
Alors autant attendre un peu
avant de l'ouvrir

Il me donnera envie de
découvrir des plantes
de retourner à Venise
d'écrire
et que sais-je
tandis que je volerai du temps
aux consultations
pour terminer les corrections des
"haïkus
de ma bibliothèque"
sans compter les cours de japonais
auquel je n'irai pas

La voix sombre
lu il y a quelques années
est toujours resté à la surface
de ma mémoire
- chose rare -

Le plus beau livre jamais lu
sur la voix
les voix
en particulier celles
des disparu.es
là encore

Conseillé à l'époque
par ma libraire
(Maïté si tu nous lis)
ce livre avait été un vertige
de ce que la littérature
peut attraper
- en regard de l'impuissance
de l'orthophonie en la matière ? -

La formule
"littérature des sens"
semble avoir été créée pour SEKIGUCHI
- par elle peut-être -
tant sa pensée et ses écrits
nous sollicitent à la lecture
occasionnent des voyages
dans le temps et l'espace
où le réel et l'imaginaire
cohabitent

Car d'un côté

"L'herbier, c'est le reste des vivants
des momies végétales
avec la main de celle
qui les a récoltées"

tandis que

"Il y a des graines entre les pierres
des églises
qui peuvent germer
à n'importe quel moment"

Un voyage on vous dit

Et pour ça
Merci Ryoko

Ryoko Sekiguchi à la Maison de la Poésie
Ryoko Sekiguchi à la Maison de la Poésie

Livres croisés dans les transports parisiens depuis le dernier post :

Rose LAMY En bons pères de famille 
Olivier NOREK
Fabrice MIDAL
Harlan COBEN 
TOLSTOÏ

Stephen KING
Olga BRONNIKOVA Matthieu RENAULT Kollontaï Défaire la famille refaire l'amour
Ken LIU The Paper Menagerie and Other Stories  
Amin MAALOUF Nos frères inattendus
Ana HUANG Twisted hate 

Est-ce que vous voulez de la musique ? Non je suis au téléphone (il croit qu’il nous fait pas chier lui avec sa conversation téléphonique). La musique c’est chiant en fait, tous les jours et personne ne dit rien, comme d’habitude… 😅😅😅 ça l’empêche de lire le pauvre… il est de mauvaise humeur : je vais changer de rame : il y en a un qui fait chier et tout le monde ferme sa gueule, c’est toujours les mêmes qui font chier… (oui, toi par exemple)

Yasmina KHADRA
McFADDEN La femme de ménage 
BAUDELAIRE
Gaëlle NOHANT Le bureau d’éclaircissement des destins 
LOVECRAFT La couleur tombée du ciel

Michel BUSSI N’oublier jamais 
Emmanuel CARRÈRE Yoga 
GARCIA MARQUEZ One hundred years of solitude 
Emily BRONTË Les hauts de Hurle-Vent 
Jean RACINE Phèdre

Un homme au téléphone : C’est marrant parce qu’à chaque fois que tu dis que tu lâches prise, tu t’achètes des trucs pour customiser et ça te met dans des états de joie très intense, c’est très beau, vraiment 

Laure MURAT Toutes les époques sont dégueulasses
Sergio DELGADO La laguna
Haruki MURAKAMI L'étrange bibliothèque
Steve BARRY
Joseph KESSEL Les cavaliers
 
Carlos RUIZ ZAFON L’ombre du vent
Pierre BOYER Peut-on être heureux de payer des impôts ?
Elsa MORANTE La Storia
PENNAC 
McFADDEN La femme de ménage voit tout

DOSTOÏEVSKI Le double
Et juste en face 
SAND Les deux frères

Ian FLEMING 
Lola LAFON Quand tu écouteras cette chanson 
Françoise GILOT Vivre avec Picasso
André AGASSI Open 
GARCÍA MÁRQUEZ L’amour au temps du choléra 

Isaac ASIMOV Le robot qui rêvait 
Hans FALLADA Seul dans Berlin
Lydie SALVAYRE Depuis toujours nous aimons les dimanches
André NEHER Le puits de l’exil
Gaël FAYE Jacaranda

Robert LUDLUM 
JESS ROW Un monde nouveau (chiche !)
Charles PÉPIN
ORWELL 1984
Tennesse WILLIAMS Le printemps romain de Mrs Stone (un écho à Venise, millefleurs?)

Le monsieur qui tourne les pages d’un livre sans les lire 

Sarah J MAAS
Michel BUSSI
Valentine GOBY Un paquebot dans les arbres
Louis MASSIGNON Parole donnée 
Yū MIRI Sortie parc, gare d’Ueno

MAUVIGNER La maison vide
Laetitia COLOMBANI Les Victorieuses
WOOLF A Room of One’s Own 
Fred VARGAS L’armée furieuse
Marcel PROUST Sodome et Gomorrhe

Annie ERNAUX Les Années 
Albert COHEN Belle du seigneur
GARCIA MARQUEZ Cent ans de solitude
Meredith HALL Sans carte ni boussole
Catherine CUSSET La Haine de la famille

Où l'on voit que la famille en prend pour son grade dans les lectures actuelles

Pour un ancien post à la Maison de la Poésie, c'est ici :

Et pour un ancien post révision du vocabulaire japonais, c'est là

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