Interlude (poésie nobélisée)

Dernière mise à jour : août 3


C'est les vacances, pas de prise de notes dans le métro pour quelques temps. En "échange" (vous y gagnez!), un poème cadeau pour les romantiques.


Ce poème est tiré d'un recueil posthume établi par les enfants de Seamus HEANEY et titré 100 POEMS chez Faber & Faber, 2018. Il a initialement été édité, si j'ai bien compris, dans le premier recueil de l'auteur irlandais, Death of a Naturalist (1966).


A la fin, un lien vers une vidéo de Heaney lisant lui-même le poème et se moquant gentiment de son lyrisme de jeunesse.


Scaffolding

Seamus Heaney (1939-2013)


Masons, when they start upon a building, Are careful to test out the scaffolding;


Make sure that planks won’t slip at busy points, Secure all ladders, tighten bolted joints.


And yet all this comes down when the job’s done, Showing off walls of sure and solid stone.


So if, my dear, there sometimes seem to be Old bridges breaking between you and me,


Never fear. We may let the scaffolds fall, Confident that we have built our wall.


N'ayant pas trouvé de traduction en français, je vous en livre deux effectuées "rapidement" par mes soins. La première (que je préfère), plus proche du texte original. La seconde, en alexandrins rimés, plus sonore (mais un peu lourde). L'idéal serait une version alliant les deux mais il faudrait s'y consacrer vraiment...


Échafaudage

Seamus Heaney (1939-2013)


Les maçons, quand ils commencent à construire,

Font attention à vérifier leur échafaudage ;


Pour être sûrs que les planches ne glisseront sous aucun poids,

Ils sécurisent toutes les échelles, serrent tous les boulons.


Puis tout ça se retrouve parterre quand le travail est fini,

Dévoilant des murs en pierre dure et solide.


Donc, ma chérie, si un jour tu as l’impression

Que de vieux ponts rompent entre toi et moi,


Ne crains rien. On doit laisser tomber l’échafaudage,

Confiants dans la construction de notre mur.



2ème version :


En amont de la mise en route du maçonnage,

Les ouvriers testent bien leur échafaudage ;


Pour être sûrs que les planches tiendront sous la pression,

Ils sécurisent les échelles, serrent tous les boulons.


Le travail achevé, tout ça finit parterre,

Dévoilant des murs massifs et solides en pierre.


Donc, chérie, si un jour te vient le sentiment

De ponts vieillots entre toi et moi se brisant,


Ne crains rien. Laissons tomber les échafaudages,

Confiants que nous serons dans notre maçonnage.


Seamus HEANEY moquant puis lisant ledit poème


Estoy de vacaciones y no tomé el metro. Entonces, les regalo un poema romántico.


Esta sacado de un conjunto establecido por los hijos de Seamus HEANEY y titulado 100 POEMS editado por Faber & Faber, 2018. Inicialmente, hacia parte del primer libro del autor irlandes, Death of a Naturalist (1966).

Despues de la traduccion, podrán ver una video del poeta burlandese un poco del poema luego leyéndolo.


Encontré esta traducción en internet, en el sitio de la traductora Paula ZUMALACARREGUI MARTINEZ:


El andamio

Seamus Heaney (1939-2013)


Los albañiles, cuando empiezan un edificio,

cuidan de que queden todos los andamios fijos.


Comprueban que no haya ni una sola tabla suelta,

aseguran escaleras, aprietan las tuercas.


Pero todo esto cae cuando el trabajo está hecho

y sólidas paredes de piedra quedan al descubierto.


Así que, mi amor, si a veces sientes que parecen

estar rompiéndose entre nosotros viejos puentes,


no temas: podemos ver los andamios caer

seguros de haber construido bien nuestra pared.


Seamus HEANEY leyendo su poema

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