Some Dubliners

Quelques menues contrariétés et autres incidents techniques ne m'ont pas permis d'assurer la régularité de publication du blog qui était respectée jusque-là.


Même si j'imagine que vous vous en remettrez, veuillez m'excuser pour la gêne occasionnée.

(Au pire, je crée le manque et ça a du bon...)


Pour la reprise, je ne me prends pas pour Joyce mais je partage avec vous quelques unes de mes observations dublinoises.


Les Irlandais aiment les enfants. Ils leur parlent, jouent avec eux. Aucun cri qui dépasse, pas de bras tiré de force et autres joyeusetés (au moins dans l'espace public). Et les enfants le rendent bien à leurs parents, ils sont tout simplement adorables, calmes et souriants.


En grandissant, on dirait bien qu'ils restent calmes et souriants.


Un serveur irlandais s'adressant à une table d'octogénaires :

"Hey guys, everything ok ?"


Un autre serveur irlandais s'adressant à une table de filles :

"Hey guys, something else ?"

(Personne, à part moi, ne semble trouver cela étrange.)


Sur le trottoirs, les passants s'arrêtent pour parler un long moment à celleux qui font la manche et sont généralement assez abimés physiquement. En partant, après leur avoir donné - ou pas -, les mêmes saluent d"un "take care" ou d'un "be careful" qui paraît sincère.


Observation sur la politique inclusive irlandaise :

- Œilleton à 1m20 sur la porte de la résidence étudiante (pour les personnes naines ou en fauteuil).

- Signal sonore pour piétons à tous les feux rouges.

- Visite guidée de la National Gallery destinée aux personnes souffrant de démence.


A vue d’œil, les Irlandais ont un espace vital d'environ un mètre autour d'eux. Quand ils se croisent dans la rue, il y en a toujours un.e pour laisser passer l'autre ou s'excuser, "sorry", "just go", "thanks", "it's ok", etc. avec de petits signes et sourires accompagnant le ballet des trottoirs. Tout le monde est attentif à ce qui se passe autour. Les gens ne se touchent pas (est-ce à déplorer ?), ne se foncent pas dedans (ce n'est pas à déplorer), et pour anticiper, ils ne s'évitent pas du regard, même en cas d'affluence.


[Interlude rentrée parisienne. Dialogue rapporté entre A. et son fils de 4 ans, entré en moyenne section.

- Alors, ça s'est bien passé ta journée ?

- Oui, super !

- Tu as joué avec les copains et les copines ?

- Oui, on a joué au rôti. Les autres, ils faisaient les pommes de terre.]


Pas de livres dans le métro dublinois, car pas de métro. Et je n'ai clairement pas assez pris les transports (tram et bus) pour me faire une quelconque idée de la consommation roulante de livre. En revanche, dans les bars et dans les parcs, on voit régulièrement quelqu'un qui lit ou qui écrit.

J'ai eu l'impression (biais touristique ?) qu'ils regardaient beaucoup moins leur téléphone que nous.


Ici, on reconnaît facilement les étrangers, ce sont celleux qui regardent inquiets en tous sens avant de traverser.


Les garçons et les hommes ont tous la même coupe de cheveux : court, voire rasé sur le côté avec une mèche sur le devant. Chez les tout petits rouquins, c'est craquant. Chez les autres, ça dépend.

Il y a d'ailleurs une quantité de coiffeurs assez conséquente, pour hommes comme pour femmes.


Les jardiniers ont du boulot. Les pelouses sont vertes, et il y a même des fleurs d'été encore pimpantes fin août.


A Dublin, on remarque vite les gens pas sympas.

A Paris, c'est l'inverse.

Au cours du mois d'août, j'ai quand même pris un peu le métro à Paris. A cette occasion, j'ai croisé :

Joy ARJO Crazy brave

MAUPASSANT Une vie

Albert CAMUS

Haruki MURAKAMI 1Q84

Elif SHAFAK

PERGAUD

L’enfant de personne (5 livres de 5 auteur.e.s différent.e.s portent ce titre... impossible de trancher arbitrairement, mon éthique me l'interdit)

Jean-Christophe GRANGÉ Les rivières pourpres

Joy HARJO Poet warrior

Ceci n'est pas un concours de circonstances, puisque c'est moi qui ai enchaîné la lecture de 2 Joy HARJO, la poétesse officielle des États-Unis (si, ça existe) et je ne peux que vous la conseiller !

Jean-François COLOSIMO L’apocalypse russe (je suis pas trop tentée)

J. B HANAK

Christine FEEHAN Léopards

Stephen CLARKE God save la France A year in the merde

Susan HILL La mort a ses habitudes

MANKEL

Joël DICKER


Est-ce le fait de la rentrée littéraire ? Toujours est-il que le mois de septembre en sous-terrain est grassouillet du point de vue livresque : ZOLA L’Assommoir Beaux-Arts magazine Splendeur et misère des courtisanes Pierre LEMAÎTRE Sally ROONEY Beautiful world where are you Irvin YALOM Marc LÉVY Joe NESBO L'homme chauve-souris Jean TEULÉ Crénom Baudelaire Hervé LE TELLIER L’Anomalie Gabriel KATZ Le puits des mémoires Claire FULLER HOMERE L’Odyssée Thierry JONQUET La vie de ma mère ! Elizabeth Jane HOWARD Nouveau départ Un doublé : La porcelaine artisanale suivi de Marques et signatures de la faïence française Hiromi KAWAKAMI Les années douces Margaret MEAD Coming out of age in Samoa Un autre doublé : Le métier de coach suivi de ABC de l’astrologie Hervé Le BRAS Emmanuel TODD Le mystère français Viriginia WOOLF Orlando Primo LEVI Elena FERRANTE La vie mensongère des adultes Paul VEYNE La vie privée dans l’Empire romain Alexandre DUMAS Le Vicomte de Bragelonne Nicolas BEUGLET Le cri (relisez bien ça 😅) Bernard MINIER Lucia Alice LAPLANTE Absences Romain GARY La promesse de l’aube Ken FOLLETT Les piliers de la terre Annie ERNAUX Mémoire de fille David FOENKINOS Vers la beauté Mona CHOLLET Sorcières ZOLA La débâcle Richard FORD Une situation difficile JRR TOLKIEN Les enfants de Hùrin Virginie DESPENTES Vernon subutex Et c’est parti ! Virginie DESPENTES Cher connard Jean GIONO La guerre des vingt ans Diaty DIALLO Deux secondes d’air qui brûle Ocean VUONG Un bref instant de splendeur Elizabeth GEORGES La punition qu’elle mérite (flippant comme titre) Michel HOUELLEBECQ Anéantir (idem) Une bio sur Roger FEDERER (bonjour le pavé!) Annie ERNAUX Journal du dehors Olivia ELKAIM Je suis Jeanne Hébuterne (intrigant) Margaret ATWOOD La servante écarlate L’agronomie Max GALLO Le peuple et le roi Kelly BOWEN À la recherche d’un duc Bernard MINIER Glacé Nicolas MATHIEU Connemara Benny HINN Bonjour Saint-Esprit Best-seller international Le nombre d’or Y’a des Grasset dans le métro Amanda STHERS Le café suspendu Leonora MIANO Stardust

ZOLA Au bonheur des dames

Alain DAMASIO

Karine TUIL Les choses humaines

Emmanuel CARRÈRE V13

Ernst JÜNGER Martin HEIDEGGER Correspondance

Milan KUNDERA La plaisanterie

RILEY

Diaty DIALLO Deux secondes d’air qui brûlent

Franck THILLIEZ


A égalité et par ordre d'apparition, les gagnants du mois sont :

Émile ZOLA

Bernard MINIER

Annie ERNAUX

Virginie DESPENTES

Diaty DIALLO


Pour ma part, à l'instar du jeune homme du dessin qui était absorbé par sa lecture, je vous recommande chaudement le livre de Diaty DIALLO


#transportslitterairesthereturn

#myowndubliners

#diatydiallo

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