Post féministe (une fois n'est pas coutume, mais ça pourrait se reproduire)

Il paraît que les femmes avaient l’autorisation de ces messieurs pour peindre des petites fleurs (entre parenthèses, je n’ai toujours pas compris pourquoi la nature morte est considérée comme un genre mineur) et écrire des journaux, mais plus, comme c’eût été obscène.


Pensez-vous, peindre des hommes nus, écrire sur la société, que de malheurs en perspective !


Et puis alors, qui pour s’occuper des maris ? Hé oui, il fallait bien penser à ça. Sans compter qui pour s’occuper des enfants ? Bien qu’il convienne qu’ils passent bien après le mari et la maison bien sûr. Tenir sa maison, quel beau programme !


Nous les femmes, on n’a pas compris notre chance. Vivre entre quatre murs, ne surtout pas parler trop fort, boire des thés et changer des couches, qui n’eût pas rêvé d’une telle condition ? Personnellement, j’ai adoré m’occuper de ma fille quand elle était petite, mais je n’étais pas seule, son père était présent, très présent. Et puis j’avais le choix. Ça oui, ce sont de bonnes conditions pour élever un enfant.


Car heureusement, aujourd’hui – comme de tous temps mais dans des quantités différentes –, il y a des hommes à nos côtés pour défendre la légitimité de nos existences en dehors de la procréation. Des hommes qui osent affirmer que les femmes sont leurs égales.


Je ne parle pas de salaires ici, bien que la question soit loin d’être anecdotique, je ne parle pas plus de représentation féminine dans les films. S’il faut parler de malaise dans la représentation, il me semble que le manque de diversité des origines ethniques, des couleurs de peau, des origines sociales sur les écrans est autrement plus problématique. Mais la cause des uns n'empêche pas celle des autres, et inversement.


Ce dont je parle, c’est de libre arbitre, de choix de vie. Je pense à tous ces hommes par exemple qui, en Iran, soutiennent leurs compagnes lorsqu’elles refusent de porter le voile, lorsqu’elles sont emprisonnées pour trop donner leur avis.


Dans Orgueil et préjugés, magnifique roman de Jane AUSTEN qui m’accompagne ces derniers jours, les jeunes filles ne sont bonnes qu’à marier et leur avis n’est pas exactement ce qui importe à l’affaire. Et pourtant, pourtant, se pourrait-il que certaines choisissent leur destinée. C’est le cas d’Elizabeth, l’héroïne, qui refuse d’épouser son cousin bas de plafond sous prétexte que c’est lui (et non elle et ses sœurs) qui héritera de la demeure paternelle. Notons que son père la soutient dans ce refus face à sa mère qui y verrait un mariage idéal, se fichant bien de savoir ce que souhaite sa fille.


Pour autant, aujourd’hui, post #metoo etc., j’en entends qui tremblent dans leur petit caleçon. Ils ont peur de l’injustice, de la dénonciation calomnieuse, de la vengeance pure et dure sans raison d’être, du mensonge à leur égard.


Oui, cela arrive, c’est sûr, cela arrivera encore, n’en déplaise à la jurisprudence éthique. C’est vrai quoi, elles vont pas nous prendre nos places ces sorcières. Alors que nous on est rien que des mecs sympas. Tiens, et si on créait la ligue du Lol (pour prendre un exemple au hasard). Ce serait hachtement drôle de faire des montages pornos d'elles, de leur envoyer et de les diffuser sur le net à toutes ces putes…

Oups, désolée ça m'a échappé.

Je sais, certains – certaines même, car la misogynie n’a pas de genre, c’est comme les noirs racistes, c’est étonnant mais ça existe, l’identification avec l’agresseur restant toujours une issue quand il semble ne plus y en avoir –, bref certains et certaines pensent que c’est exagéré. Mais oui, pourquoi en faire tout un foin ? Elles peuvent pas laisser les mecs faire tranquillement leurs petites magouilles sur internet et ses mêler de leurs affaires ? (J’ai lu dans un magazine féminin que j’achète que : « on connaît enfin le vernis que Jennifer Lopez portait le jour de ses fiançailles » !?!?!?! Ce serait donc ça nos affaires ?)


Et puis se faire mater, insulter, tripoter dans le métro quand on est ado, oh lala, on s’en remet. Faut pas être bégueule non plus, et dénigrer la drague à la française… Car oui, c’est de la séduction, ou au pire de la frustration sexuelle (c’est vrai, les pôvres mecs). Les misogynes ne sont pas tous des hommes. CQFD.


Mais non, c’est pas exagéré ! Il y aura sûrement des dommages collatéraux. Des hommes accusés à tort. Soit. Mais des dommages collatéraux pour les femmes comme il y en a et il y en a eu depuis si longtemps ne paraissent pas les émouvoir. Dans le désordre, je balance comme ça me vient quelques dommages collatéraux :


- 200 MILLIONS de femmes dans le monde sont excisées (vous avez bien lu).


- 80% des patients du bon Docteur Friedman, spécialiste de la trépanation dans les années 60 aux États-Unis, étaient des patientes. Pour justifier ses bons et loyaux services, les maris, pères ou frères desdites dames n’avaient qu’à choisir parmi les diagnostiques suivants : neurasthénique, hystérique, mélancolique, alcoolique, et hop, légume à vie.


- En France, ce beau pays des Droits de l’Homme qui aime faire la leçon alentours, une femme meure en moyenne tous les 3 jours, tuée par son conjoint, ou ex conjoint. Ce ne serait pas un dommage collatéral, ça ?


Et les viols de guerre, le harcèlement sexuel, l’humiliation, ce ne seraient pas des dommages collatéraux un tantinet plus lourd dans la balance que : elles vont se mettre à dénoncer tout le monde, ça va faire des injustices ?


Voilà donc un début de commencement de liste des dommages collatéraux que peuvent subir les femmes du fait de certains archaïsmes encore bien ancrés. Le plus souvent, les homosexuels en souffrent aussi, même si cela peut prendre d’autres formes. Quant aux femmes homosexuelles, n’en parlons pas… tellement menaçant pour l’ordre du monde.


Alors, si on retombe sur nos pieds et que l’on réfléchit, chacun.e à notre petit niveau, qu’est-ce qu’on peut faire pour faire avancer le schmilblick ? Bien sûr, n’est pas Denis MUKWEGE qui veut. Ce vrai bon docteur lui, qui ne se contente pas de ne pas abîmer les femmes mais passe sa vie, donne sa vie, pour les réparer. Mais je connais des hommes qui se réunissent pour réfléchir ensemble à leur positionnement dans leurs relations avec les femmes et d’autres qui lèvent les yeux quand je dis ça. #sansrancune


Il y a aujourd’hui des tas d’hommes et de femmes qui nous racontent des histoires étonnantes, qui nous amènent à mieux comprendre comment ces phénomènes sont nés, se sont perpétrés, sont arrivés jusqu’à nous. Comprendre, c’est peut-être cela que l’on peut essayer de faire afin de sortir de l’impensé, du réflexe idéologique, de la réaction.


Alors malgré l'aspect un peu foutraque de mon propos, si je vous ai convaincu.e ou si vous l’étiez déjà, je vous propose 2 lectures et 2 podcasts pour penser le sujet.

Je commencerai par les émissions de radio pour lesquelles il vous suffit de cliquer, alors que pour les livres, il va falloir aller à la librairie.


A écouter :

L'anthropologue, Françoise HÉRITIER, évoque ici son parcours, ses études de terrain et les conclusions auxquelles elle est arrivée, en particulier autour de la différence des sexes (Masculin/Féminin) :

A voix nue : Françoise Héritier


Pour entendre parler Eric DUSSERT des auteures passées à la trappe, et des raisons de ce phénomène, c'est là :

La compagnie des auteurs : ces femmes qui écrivent

Ce monsieur a aussi écrit sur le sujet :

Cachées par la forêt, 132 femmes de lettres oubliées, Table Ronde, 2018.


A lire :

Virginia WOOLF A Room of One's Own écrit en 1929 et connu dans sa première version française sous le titre Une chambre à soi (traduction Clara Malraux, 1965, Gonthier) puis retraduit en 2016 par Marie Darrieussecq en Un lieu à soi (Denoël).

Trois Guinées est aussi très très valable ! Traduction Viviane Forrester, Édition des Femmes, 1977.

De la nécessité d'avoir respectivement un espace à soi, et de l'argent à soi quand on est une femme.


Dans un autre genre, plus contemporain disons, un livre plusieurs fois croisé dans le métro (ça fait toujours plaisir) et qui, selon Libé, continue à figurer dans les meilleures ventes plusieurs mois après sa sortie. La partie historique est tout simplement hallucinante alors qu'elle évoque des événements qui ont bel et bien eu lieu...

Mona CHOLLET Sorcières

Zones, 2018


#transportslitteraires



DU 27 MAI AU 2 JUIN, une semaine bien fournie et à tendance argentine :

(Je tente cette nouvelle mise en page bizarre qui s'est un peu imposée d'elle-même je l'avoue, vous me direz si c'est illisible.)

Une femme médite le verset du jour sur son téléphone : le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel.                               Ça fait tout de suite très envie...
Ken FOLLETT Une colonne de feu
Sauvage par nature
Un Argentin perdu interpelle à la criée les voyageurs en espagnol (avec accent) comme si tout le monde allait le comprendre.
The magos
Un livre en anglais avec la couverture toute blanche... Ça devrait être interdit ! Titre gravé sur la tranche = illisible
Emmanuel CARRÈRE Un roman russe
Erik ORSENNA La grammaire est une chanson douce
Emmanuel GRAND Les salaires devraient payer
Carlos RUIZ ZAFON Le Prisonnier du ciel
Marc LÉVY Mes amis Mes amours
José RODRIGUES DOS SANTOS La formule de dieu
(Faux manuscrit) If you've seen it all, close your eyes
La lectrice le feuillette avec une mine on ne peut plus dégoûtée.
Francisco COLOANE Tierra del fuego
Franck THILLIEZ
Louis-Ferdinand CÉLINE Voyage au bout de la nuit
Une micro bible
Stephen HAWKING
DIDEROT
Camilla LACKBERG La sorcière
Dan FRANCK La séparation
Paulo COELHO
Il y a des livres que je n'ai pas besoin de déchiffrer, je les reconnais :)
Chimamanda NGOZI ACHIDIE L'autre moitié du soleil
Joël DICKER La vérité sur l'affaire Harry Quebert
Laetitia COLOMBANI La tristesse
1793
Christian JACQ
Toutankamon
Patricia CORNWELL
Pierre GRIMAL Virgile, ou la seconde naissance de Rome
Caryl FEREY Mapuche
Stefan ZWEIG Le Monde d'hier
Ça valait le coup de faire des acrobaties pour attraper ce livre : 
Antonin ARTAUD Le théâtre et son double
Plongée plaisir
Un monsieur de la cinquantaine lit Spirou
Stefan ZWEIG Le Monde d'hier (le même jour, sur une autre ligne, dans une autre édition)
Un Que sais-je sur que sais-je
CARNOT
Un livre asiatique
Une bible encore
Et des livres trop loin
Le bouquin d'un docteur Serge MARQUIS : On est foutu, on pense trop ! Comment se libérer de Pensouillard le hamster (Pour la réponse à cette question, j'avoue que je n'ai aucune idée mais pour la question : titre le plus zarbizoïde de la semaine, ça j'ai la réponse)
Un monsieur avec un sac très rempli de l'écume des pages (une librairie). Malheureusement, je ne peux pas deviner ce qu'il y a dedans
Un livre en arabe
Monsieur Toussaint LOUVERTURE

#pauseclopeautorisée


Du 3 au 9 juin, ça barde encore pas mal mais j'ai pas trop le temps de poursuivre les recherches... (cet été???) : La boulimie Julien COHEN La vie est un jeu Sorj CHALANDON Le jour d'avant

Des fiches de révision Reading greek Text and vocabulary

Michael CONNELLY Le cadavre dans la Rolls Emmanuel MACRON Révolution 2 corans côte à côte

Un jeune mec, probablement apprenti psy, griffonne à bloc Le tourment adolescent

Richard RUMELT Good strategy bad strategy Harlan COBEN Sans défense (ça craint) Guillaume MUSSO La jeune Fille et la Nuit Benoîte GROULT Journal d'Irlande Shilpi SOMAYA GOWDA Un fils en or COLETTE Nicolas ROBIN Une folie passagère Boris CYROULNIK Fabienne VERDIER Passagère du silence John LE CARRÉ Christian JACQ Un livre de prières (image de la vierge) Le cavalier rouge Carlos RUIZ-ZAFON Le jeu de l'ange Franck THILLIEZ (marque-page,joué club) Jonathan et Jesse KELLERMAN KARAMBIRI Femme tu as une destinée ONFRAY Cosmos Récidive 1938 Romain GARY La nuit sera calme Camille LAURENS Celle que vous croyez

Je demande quand même pas le coffre fort de l'oncle Picsou répète inlassablement un mec qui fait la manche.

Rupture(s) Wilfred N'SONDE Un océan, des mers trois continents Peter WOHLLEBEN La vie secrète des arbres Franck THILLIEZ

La ZAD (une BD)

Un mec qui dort, sa visa dans les mains...

Justine BO Onanisme HOBB

Un livre de la collection Quarto mais je ne sais pas de qui. Alors ça, c'est dur!

DURAS Le Ravissement de Lol V. Stein Patricia CORNWEL


Puis, du 10 au 16 juin (vivement que les gens partent en vacances qu'il y ait moins de lecteurs!) : José SARAMAGO L'aveuglement Mathieu LARNAUDIE Acharnement Robert KIYOSAKI Père riche, père pauvre Jean GIONO Les âmes fortes

Je suis tombée sur le coin lecteurs de la ligne apparemment Un mec lit de la poésie sur une tablette !!!

Millénium Cyber-minimalisme Le culte moderne des monuments Harlan COBEN Le cri de la mouette Jeff VANDERMEED Autorité Jamais sans mes sœurs

Un Quarto MISHIMA rien que pour mézigue ! La mer de la fertilité Ça compense celui que je n'ai pas eu la semaine dernière.

Raphaëlle GIORDANO Philip ROTH Le complot contre l'Amérique Patricia CORNWEL Laurent GAUDE Salina

Deux personne qui ne se connaissent pas s'échangent leurs lectures dans le bus.

Pour elle :

Jean-Claude GRIMBERG Pour en finir avec la question juive

Pour lui :

Bunty CUTLER 211 idées pour devenir une fille brillante

Discours des maîtres

Une petite fille lit très attentivement et bouge les lèvres en même temps que les yeux Wishy Squishy Poo Judith DUPORTAIL Amour sous algorithme

Et pour finir, puisque toutes les lectures ont une fin, dans la semaine du 17 au 23 juin, nous avons croisé des livres mais aussi des musiciens :

SAIDMANN Vénus KHOURY-GATA Marina Tsvetaïeva. Mourir à Elabouga

Un joueur de kora dans les couloirs a déjà récolté de bon matin des billets de 10€ et de 5€. Il est en train d'être filmé par un passager avec valise. Il faut dire que sa musique envoie de tellement bonnes ondes...

KRESS Le nexus Clarissa PINKOLA ESTES Femmes qui courent avec les loups

Un brésilien ? Parle et chante en anglais avec son ukulélé. Le ukulélé, ça me vrille un peu les tympans mais le mec chante bien et il ramasse un max ! Deux "bonhommes" qui le regardent très bizarrement, d'un air un peu hautain, presque menaçant, finissent même par lui lâcher un billet.

Pierre BENOÎT Axelle Ken FOLLETT Une colonne de feu Marlon Brando (le lecteur est un énervé de la place assise) Armistead MAUPIN Chroniques de San Francisco HOBBS Marc DUGAIN Ils vont tuer Robert Kennedy Annie ERNAUX La place (un grand barbu poivre et sel)

Hors jeu : les épreuves du bac et le code de la route

Omar El AKKAD American war Alberto ANGELA Empire Stephen HAWKING Brèves réponses aux grandes questions Ingrid BETANCOURT Thirteen ways of looking

3 très jeunes enfants jouent dans la partie accordéon du train tout en gardant un oeil sur leurs parents qui sortent sans les avoir prévenus ni appelés ni rien

Ken FOLLETT Daniel RONDEAU Mécanique du chaos

Des ados discutent et ne sont pas d'accord sur la religion

Jorn LIER HORST M. J. ARLIDGE La maison de poupée Katsunari KAWABATA Pays de neige Un manga Erased François DÉLIVRÉ Le matériel de coach

Puis, un autre genre de coach : François CHENG L'éternité n'est pas de trop

#transportslitteraires