Retour vers le passé

Alors que certains n'ont pas cessé de prendre les transports pour se rendre à leur travail [aides-soignant.e.s, caissières, agents de sécurité, éboueurs, médecins, infirmièr.e.s, livreurs sans papiers, conducteurs de bus ou de métro, hommes et femmes de ménage, etc. Grâce leur soit rendue], que d'autres ont perdu leur emploi [pensées sincères], nous étions aussi nombreux à nous déconfiner peu à peu.


Il a bien fallu réapprendre à sortir, biper son pass navigo et se réjouir de se remettre à bosser en présentiel. L'absentiel, ça va 5 minutes mais ça a quand même ses limites, surtout quand votre travail consiste à rencontrer des gens toute la journée comme c'est mon cas...


Alors, nous nous sommes retrouvés là, à ne pas trop savoir comment faire, certains épuisés, d'autres soulagés, d'autres encore abasourdis ou angoissés, à ne plus savoir faire autre chose que regarder notre téléphone.

Avec le confinement, serions-nous définitivement passé du côté google de la force ?


Dans le métro, il n'y a plus que des masques devant les visages et un peu plus de monde déjà que la semaine dernière. Qui pour faire un sourire ? De toute façon, les sourires ont beau se faire, ils ne se remarquent pas. Il reste tout de même un homme pour laisser sa place à une vieille dame alors que les places sont encore plus chères qu'avant !


Les ieuv ou la lutte des places c'est toujours d'actualité.


Dans la semaine du 1er au 7 juin, quelques livres ont croisé mon chemin souterrain les jours où je n'ai pas pris le vélo. Il est vrai qu'à vélo, il est plus difficile de recenser ce que lisent les gens...

Les titres relevés sont assez parlants, isn't it ?

Jay McINERNEY

Victor HUGO L'Homme qui rit

François SUREAU Sans la liberté

BRESSON et DUPHOT Simone Veil L'immortelle (BD)

Claire MARIN Hors de moi

Jean-François MARMION Psychologie de la connerie

Richard POWERS L'arbre-monde


#transportslittéraires

#déconfinementsoft